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Salu-tutti, chaque année et periode a sa maladie en 1980 c'etait le baathiste Kharoubi et en 2003 nous avons ce fameux trio porteur de toutes les maladies sur terre.... Médiascopie / Tueurs d'étoiles Le poète Lounès Matoub assassiné a eu cette image, au début de la décennie 1980, d'étoiles canardées dans le ciel pour dire ce que le système de «l'école fondamentale» de Kharoubi et consorts a fait du potentiel de vivacité de la jeunesse algérienne : une mise en jachère par la bureaucratie FLN/islamo-baathiste d'intelligences soumises à des programmes barrant l'esprit critique et l'accès vers les valeurs humanistes. La nouvelle farce historique, un quart de siècle plus tard à ces turpitudes, nous est livrée par MM. Bouteflika, Ouyahia et Benbouzid qui, première dans les annales, s'appliquent aujourd'hui à commettre un crime d'Etat en radiant des dizaines de milliers de fonctionnaires enseignants du secondaire, les remplaçant par leurs propres anciens élèves, appelés à devenir «jaunes casseurs de grève», eux qui, objectivement comme disaient les marxistes, n'attendent en si grand nombre, en volant de main d'ouvre corvéable, que de trouver des jobs de dignité pour la survie. M. Bouteflika et ses assistants se frottent les mains : ce sera toujours ça de moins en émeutiers à venir avant le printemps 2004. Et une inattendue nouvelle armée de réserve potentielle pour, dans leur deal avec les islamo-conservateurs, vouer aux oubliettes «la réforme de l'école», trop longtemps miroitée et trop lourde en fait à porter par un chef d'Etat incapable d'apprécier un clair de lune. Alors que la famille des enseignants continue de revendiquer aujourd'hui dignement un droit de reconnaissance acquis dans la lutte pacifique pour un syndicat libre, ses détracteurs de la mafia bureaucratique présentent ses membres comme «mauvais Algériens, arrogants, qui ne sont pas reconnaissants de 5000 DA d'augmentation/mois», disent-ils en propagande à l'opinion publique. Cependant que des appétits voraces lorgnent vers le juteux marché d'écoles privées, libéralisées justement, en un tour de main, par décret pondu ce début de semaine. Ils hypothèquent «l'avenir de vos enfants pris en otage pour une année blanche», nous assènent nos tueurs de nouvelles couvées d'étoiles algériennes. Ouyahia n'innove pas en balançant ses discours usagés déjà par les briseurs de grève ailleurs dans le monde. Pas plus que ses formulaires d'«avis de radiation», transportés honteusement comme des marchandises de contrebande ces jours-ci vers les wilayas, en blanc à signer à partir des inspections académiques. Aussi honteusement que le transport, en sens inverse, des bulletins de vote de notre dictature finissante. Par Belkacem Mostefaoui http://www.elwatan.com/journal/html/2003/12/04/sup_html.htm
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