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L'Algerie a-t-elle un president ?



Salu-tutti,

c'est dans les moments difficiles qu'un pays a besoin d'un president
vraiment élu par son peuple d'entreprendre des solutions sages pour son
peuple qu'il preside. Mais dans le cas actuel de l'algerie avec un president
"designé" (cad élu par un petit de gene-rau-SS surnommé les decideurs du
destin du peuple algerien) pour une mission "speciale" d'hypothequer et
dilapider les richesses nationales et d'accorder une amnistie á la mafia
politico-financiere.

Depuis sa designation comme president pour une periode de 5 ans, il avait
pendant 4 années, en plus de plus de 100 milliards de dollars US qui sont
rentrés dans les caisses "noires" dont seulement 32 milliards de dollars
furent reconnus par son gouvernement, multiplié ses voyages couteux au
peuple algerien RIEN fait de concret pour ameliorer la situation du peuple
algerien au contraire le pays est dans le chaos total. La misere et les
maladies et les catastrophes sont courants et frequents depuis son
investiture.




Mais où est passé le président de cette République ?

Par Kamel Daoud
http://www.lequotidien-oran.com/html/home.html

La réduction de la grève des enseignants à une simple manoeuvre liée aux
présidentielles est, tout bonnement, un cynisme public.

L'explication est soit une méchante inculpation de la protesta pour en
réduire la portée et la couper du reste des sympathies, soit l'expression d'
un incroyable autisme d'Etat et l'aveu d'une paranoïa rare qui par obsession
de mandat et depuis la scission du FLN, ne voit partout qu'alliés et
adversaires.

Dans les deux cas, on est toujours dans le crime.

Car, même dans le cas où la grève du CNAPEST et du CLA peut être apparentée
à une quelconque opération de déstabilisation de l'actuel président de la
République et de son équipe, l'on était naïvement en droit d'attendre de ce
président et de ses hommes au gouvernement, qu'ils fassent passer l'intérêt
de ce pays et de ses enfants au-dessus de leurs calculs électoraux et leurs
opérations de pré-campagne. Par ricochet, ils auraient même bénéficié d'une
excellente opération de vente concomitante.

Dire que «cette question cache des calculs politiciens notamment à l'
approche de l'échéance présidentielle» et justifier indirectement la fin de
non-recevoir opposée aux deux syndicats autonomes avec cette enseigne, est
une monstruosité politique. Cela veut dire que c'est le petit calcul
politique qui a primé sur la facture sociale et la scolarité des enfants
algériens. Cela veut dire que si le CNAPEST et le CLA étaient politiquement
corrects ou entraient dans un jeu en faveur des pronostics électoraux, rien
n'aurait pu empêcher le bon dialogue et la meilleure solution.

Reste que même dans ce cas, on est toujours dans l'amateurisme en matière de
techniques de campagne et dans la crise infantile d'autorité politique.
Certains affirment, à juste titre, qu'une gestion plus responsable, plus
directe et plus audacieuse de cette crise par la présidence aurait pu avoir
plus d'impact électoral que la distribution des enveloppes pour certaines
wilayas ou l'embrigadement indirect des administrations et des élites
civiles locales. Rien n'aurait, en principe, empêché Bouteflika, sauf
peut-être le caractère de Bouteflika et la culture d'une époque qu'il traîne
encore, d'assumer cette crise, d'inviter les représentants des grévistes par
exemple pour désamorcer cette crise. Ni le protocole sourcilleux, ni les
rites de la souveraineté coincée, n'aurait dû empêcher ce dialogue entre une
partie de la société et un bonhomme qui a été voté pour ce faire et pour ce
genre de situation. Et aux lieu et place de ce simplisme paranoïaque qui
voit dans la moindre lettre ouverte une velléité de complot, l'on aurait pu
espérer une grande opération de communication et une prouesse de techniques
de campagne, au moins. Mais, tout autant que pour le traitement de la crise
de la Kabylie qui aurait pu être réglée par une simple opération de prise en
main, dès la balle meurtrière, il n'en fut rien. Et comble des coïncidences
nationales, c'est à un discours sur le Sida, comme à l'époque d'un
déplacement vers Abidjan pour le même thème, que sera consacrée la dernière
intrusion médiatique de Bouteflika. Installant sa dernière sortie entre l'
accident regrettable en communication et le constat de mépris pour les
électeurs algériens. Sans souci aucun, ni pour sa propre image de premier
responsable devant l'histoire immédiate de ce pays, ni pour le drame des
écoliers aussi algériens que lui, ni même pour ses propres intérêts de
candidat pour un second mandat. Et de tout ce qu'il prétend être au bénéfice
de ses chantiers et de ses bilans, les Algériens ne retiendront que ce
constat: qu'il a refusé de régler une crise sans précédent. Et qu'entre ses
craintes politiciennes et la catastrophe sociale, entre sauver une certaine
image de son autorité et l'année scolaire des enfants algériens, il a fait
le choix.

Et bien sûr, pas celui de tous.





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