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Pathétique et révoltant sort que celui du petit Mouaz, exclu de l'école qu' il aime tant... à cause de sa pauvreté. La cruelle mésaventure du chérubin est dans la bouche de tous les Tiaretis. Tout a commencé quand le directeur d'école réclame à l'enfant Mouaz, élève de neuvième année fondamentale, de s 'acquitter, sans délai, de la somme de 400 dinars, représentant les frais d' inscription au BEF.
Mais ce que ne savait pas son dirlo en col blanc, c'est que l'enfant Mouaz fait partie d'une famille de quinze (15) personnes, avec une mère malade et un père sans ressources, parti, loin, quelque part au sud du pays, pour quérir un bout de pain aux fruits de ses entrailles, terrassés par les privations.
Les yeux embués, le père, la rage au coeur, nous a déclaré, accompagné de son enfant, lors d'une visite qu'il a rendue au «Quotidien d'Oran» à Tiaret, que «ce qui lui donne raison de tout saccager autour de lui», c'est cette phrase assassine sortie de la bouche de quelqu'un (NDLR : le directeur), supposé être un éducateur avant tout, celle de lui avoir rétorqué froidement, «vous n'avez qu'à aller mendier, votre problème n'est pas le mien...», en guise de réponse à la question du père, voulant savoir pour quelle (s) raison (s) et en vertu de quel droit, son fils a été exclu de l' école. A la direction de l'Education, l'on annonce qu'une «enquête a été ouverte» pour tirer cette affaire au clair...
http://www.quotidien-oran.com/html/home.htmlEl-Houari Dilmi
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